Couverture de « Tout ce qu’on ne s’est jamais dit »

Paru en 2016, Tout ce qu’on ne s’est jamais dit est le premier roman de Celeste Ng. Cette histoire relate la disparition d’une jeune fille, Lydia Lee, dont le corps est retrouvé quelques jours plus tard au fond d’un lac. Au fil de l’enquête, les secrets de l’adolescente refont surface, dévoilant une facette d’elle-même que ses parents ignoraient.

J’ai choisi de retravailler la couverture puisque, selon moi, l’originale ne retranscrivait pas pleinement la dimension psychologique et sombre du récit. Je souhaitais proposer une image laissant une grande place à l’interprétation, afin d’inciter le lecteur à se questionner et ainsi éveiller son envie de lecture. Le photomontage renforce la perte d’identité de la jeune fille, notamment à travers un reflet qui ne correspond pas à la réalité. Cela suggère une forme d’enfermement dans une dans une image d’elle-même qui n’est pas la sienne.

Ainsi, la photographie met en scène la confrontation entre ce que Lydia montre à ses parents et ce qu’elle est réellement. Par ailleurs, la présence du miroir, dans ce contexte, surprend : il s’agit d’un élément peu attendu, qui attise la curiosité du public. Le lecteur devient alors actif dans la compréhension de l’image, il lui revient de construire du sens pour en saisir toute la portée.